SOLO-New Album

This album has recording with an acoustic guitar "000" It's the result of my last two years of work. It's an improvisation. One shot recording in october 2017 at Le Havre. If you want a CD write me at ggargaud@gmail.com

Concert at NY & Recording with Marc Edwards

Website Soon a new album. You can see a video extract here

Some photos of my last concerts

Photos ©Vincent Connétable

 

Photo @Resonant Digit

ENDIOSADA New Creation of Zwann eï

Faith «struggles insanely, if you will, for the possibility» as «without possibility it is as though a person cannot draw breath» (Sören Kierkegaard, The Sickness Unto Death) Such is the  existential struggle: believing despite inevitable loss and despite the impossibility of any help. Believing is what prevents from perishing. Drawing from the themes of faith and belief, the performance Endiosada (literally entrusted by God ) explores freely the points of contact between life devoted to the permanent quest for help and transcendence.

WebSite   © Jean-Luc Nail

New composition- Fendre Les Flots

A 42 days journey aboard a container ship results in a filmic diary in which is written, between the departure and the return to Le Havre, the flow of days. In the continuity of the route, the illimited horizon of the Atlantic ocean, stops in Central America and in major ports of the northern range, commercial operations, life on board ... are visual and sound material of the film which materiality is crossed by the music of Guillaume Gargaud who comes as moments of retirement.
Christophe Guérin distribution Light Cone from Paris

It's an composition for the movie of Christophe Guérin. I took my electric guitar to make this seven tracks. The movie was screened at Ciné Salé Festival & Les inattendus Festival

Collaborations with Speet Silex

ZKRAAP is the latest manifestation of improvisational rock and free jazz drumming. The avant-garde free jazz has a small following, however it has made an impression in the music world. Rock musicians are very knowledgeable about other musical genres. Thurston Moore of Sonic Youth, for example, has worked with several free jazz artists. Electric guitarist, Guillaume Gargaud takes this concept even further via his long melodic excursions, while drummer, Speet Silex, is exploring via free jazz drumming. ZKRAAP is a highly combustible duo that grabs the audience and doesn’t let go. They maintain the high energy free jazz approach at length, gradually, returning to the earth to more familiar surroundings. For those that like adventurous music, look no further than this exciting duo.

                                                                  Marc Edwards From NY Free Jazz/Noise Rock Drummer

Album cover made by Speet $ilex

Collaborations with Speet Silex

LES MONDES CLOS - NEW CREATION 2018 BY ZWANN EI

« Désirer c’est construire un ensemble, désirer c’est construire une -  région - ». (Gilles Deleuze, Abécédaire, Lettre D : Désir) .


Des écrivains comme Faulkner, Benet, García Márquez ont créé des mondes totalement clos (comté de Yoknapatawpha, Région, Macondo) pour y développer un agencement de désir destructif. Tels un studiolo, une pièce sans porte ni fenêtre, une monade leibnizienne, ces mondes n’ont pas d’extériorité, pas de rapport référentiel. Faulkner voit ainsi la vie comme un tout fermé et accompli qui n’a aucune autre explication que celle qui émane de son aspect et de son histoire. Ce qui constitue alors une révolution dans le roman est de créer un monde, de l’étaler froidement sur une table devant nos yeux étonnés pour montrer la preuve définitive de la ruine. Le lecteur entre dans un monde parallèle qui est la formulation d’une excroissance de l’éternité, une substance cosmique où évolue la chair morte de la pénombre : « L’homme est l’être pour qui la vie implique le vide en avant et arrière de lui » ( Fréderic Worms, Arnaud François ( dir.), L‘évolution créatrice de Bergson, Vrin). Le huis clos de Carson Mc Cullers ( 1941), Reflections in a golden eye évoque ces êtres à qui il n’arrive presque rien, de petits drames intimes qui, ramassés tout au long d’une vie, finissent par lui donner une dimension tragique : ni libres, ni aliénés, les personnages piétinent dans un univers fermé et entropique. À propos de l’œuvre de Beckett, Alain Badiou écrit qu’elle se situe « aux confins de l’enfoncement ténébreux et corporel des existences abandonnées, des délaissements sans espoir et d’une démonstration absurde sous la forme d’un baroque moderne » (Alain Badiou, Beckett, L’increvable désir, Pluriel, 2011, p. 9).


La performance Les mondes clos construit une région, un agencement désirant où l’homme sans possibles ne peut être appréhendé que selon une fatalité absurde et fermée. Le duo emprunte les éléments d’un discours chorégraphique et théâtrale inspiré d’un quotidien qu’il élève à l’abstraction. Il s’agit d’opérer un tracé selon un modèle orbital qui revient sur soi, se reprend, se répète en un infini ressassement... Dans ce parcours immobile, la musique opère comme une ponctuation cinématographique, à la fois calme, dissonante et saturée ; le trajet vide et compulsif du personnage ne vise pas à l’esthétisme mais à créer une syntaxe de la variation continue, en expérimentant des limites mentales qui concernent aussi la limite des langages et des représentations.

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